Se remettre en couple après une séparation : ce que montrent des enquêtes en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis
Vous avez quarante-cinq ans, vous avez vécu en couple, peut-être avec des enfants, et vous reprenez une recherche après une séparation. Combien de temps cela prend-il ? Qu’est-ce que cela change d’avoir des enfants ? Trois travaux apportent des repères, mais aucun ne donne un chiffre sur la remise en couple en France, et nous ne les présentons pas comme tels.
En France : un couple, mais chacun chez soi
Régnier-Loilier (2019) s’intéresse en France aux personnes en couple sans vivre ensemble. Pour les plus jeunes, c’est le plus souvent une étape avant la vie commune. Pour les personnes séparées qui ont déjà des enfants, garder chacun son logement s’apparente plutôt à une alternative au couple cohabitant : cela permet une nouvelle vie amoureuse, plus légère en contraintes, en préservant l’autonomie de chacun.
Au Royaume-Uni : le poids des enfants et de la garde
Di Nallo (2018) a suivi 5 372 femmes et 3 375 hommes ayant connu au moins une rupture, dans une enquête britannique. Les mères, et dans une moindre mesure les pères, se remettaient moins souvent en couple que les personnes sans enfant. Parmi les parents qui ont la garde, l’écart entre mères et pères apparaît : les mères se remettent en couple moins souvent que les pères. Les parents seuls avec leurs enfants se remettaient moins souvent en couple avec des personnes sans enfant, et les pères seuls formaient plus souvent que les mères une famille recomposée avec deux parents.
Aux États-Unis, après 50 ans
Brown, Lin, Marino et Mellencamp (2024) ont suivi, de 1998 à 2018, des personnes séparées après 50 ans. Dans les dix ans, environ 7 % des femmes et 11 % des hommes s’étaient réconciliés avec leur conjoint, et 12 % des femmes et 26 % des hommes avaient formé une nouvelle union avec cohabitation. Les ressources tendaient à être associées à la remise en couple, surtout chez les hommes.
Ce que ces chiffres ne permettent pas
Ils ne s’appliquent pas à la France : une enquête britannique (dont le résumé ne précise pas l’âge) et une enquête américaine auprès de personnes séparées après 50 ans ne décrivent pas votre situation. Ils décrivent des probabilités moyennes sur des populations. Ils ne disent pas combien de temps il vous faudra et ne prédisent pas votre parcours.
Deux questions à vous poser
Ces repères sont les nôtres, ils ne figurent pas dans les études. Premièrement, quel format de couple vous convient : une vie commune, ou deux logements ? Cela change les profils que vous contactez et la façon dont vous présentez vos attentes. Deuxièmement, où en êtes-vous sur la place des enfants (les vôtres, ceux de l’autre) : ce que vous souhaitez partager tôt, et ce que vous préférez garder pour plus tard. Pour la manière d’en parler, voir Dois-je parler de mes enfants sur un site de rencontres ? ; pour les contraintes d’agenda, Parent solo : quels services tiennent avec un agenda en morceaux ? ; pour le choix de l’aide, Reprendre les rencontres après une séparation : quatre aides à choisir.
Les limites de ce que nous avons lu
Nous avons lu les résumés, pas les articles complets. Le résumé de Régnier-Loilier ne donne aucun chiffre. Celui de Di Nallo ne précise pas l’âge des personnes interrogées. L’étude de Brown et coll. porte sur des personnes séparées après 50 ans aux États-Unis. Dans les sources que nous avons lues, aucune statistique française sur la remise en couple des hommes de plus de 40 ans ne figure, et nous n’en donnons donc pas.
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